Sylvie Roucoulès : Yoga du Coeur et les voyages ateliers…

30 ans de cheminement

” Le yoga du cœur représente la synthèse de ce que je vis et pratique
après trente ans de cheminement intérieur.”

J’ai démarré concrètement ma quête le jour où je suis entrée dans un ashram de Kundalini Yoga, une oasis hors temps… au cœur de la ville de Bordeaux. J’avais tout juste 20 ans, cherchant à donner du sens à ma Vie. En recherche sur tout ce qui pouvait approcher l’être dans sa globalité, j’ai posé avec passion mes bagages dans ce lieu et y suis restée durant plusieurs années.

Cette école de pensée orientale allait me propulser sur la route de l’initiation… Philosophie tantrique et sadhana au lever du jour envelopée de mantras devinrent ma nourriture préférée. Mon besoin de découvrir les enseignements des Sages, la perspective de les retransmettre  prenait corps. Je reçus à cette époque beaucoup d’informations, d’expériences …. Je découvrais la notion de « Kundalini », la discipline physique pour faciliter cette circulation énergétique… mon esprit apprenait à écouter, méditer… à reconnaitre ses limites, ses blocages émotionnels… Un Chemin de prise de conscience commença en profondeur. Cependant, même si mes professeurs me redonnaient tout ce qu’ils avaient appris, synthétisé, adapté à leur manière de leurs passionnants voyages en Inde ou aux Etats Unis, je sentis peu à peu un manque de réponses à mes questions. Après l’exotisme envoutant de la découverte, mon esprit critique reprit lentement les rennes. Les enseignements étaient devenus trop rigides pour moi, l’accompagnement thérapeutique manquait de maîtrise, ma soif de liberté et de créativité m’appelait à lâcher avec respect mais à lâcher quand même la main des Maîtres. Mon corps lui-même limité par une malformation vertébrale congénitale aspirait à des pratiques plus douces et spontanées… Je repris mon balluchon de pèlerin et non sans tristesse quittai cette première famille spirituelle pour continuer ma route.
Riche de ces premiers enseignements, à l’aube d’autres connaissances à recevoir, une longue période d’adaptation allait être nécessaire.

 

Les années qui suivirent, je papillonnai beaucoup, fis mes premiers pas d’enseignante et d’auteur en relaxation, ne prenant pas davantage de responsabilité face à mes élèves ou auditeurs. Je restais fondamentalement étudiante en ce « Bonheur qui vient de l’intérieur » chuchoté par les Sages… mais que je ne vivais pas du tout !
J’avais un peu plus de trente ans… Une nouvelle rencontre allait marquer ma route. Ce fut cette fois une femme, à l’accent chantant du Québec : Lise Bourbeau, pour sa vision occidentale et tellement avant-garde à l’époque de l’Amour sans conditions. La résonnance que je ressentais avec son enseignement m’invita à poser radicalement mon balluchon. Je suivis l’ensemble des séminaires qu’elle enseignait. Je trouvais dans cette école de nombreuses réponses à mes questions restées en suspens. C’est ici que j’appris à regarder avec bienveillance, amour… les ombres qui se jouaient en moi, à comprendre et apprivoiser mes émotions douloureuses pour les libérer pas à pas… je reçus à ce moment là l’un des conseils les plus précieux : celui que j’étais responsable de mon propre Bonheur !
Bien sûr… accueillir et vivre authentiquement cette magnifique philosophie d’Amour se fait forcément en compagnie du Temps ! Et je n’en fis pas l’économie. 18 ans passèrent.

 

Avec mon caractère nomade dans l’âme… j’avais repris mon balluchon, m’offrant d’autres découvertes, d’autres rencontres. Chacune allait m’enrichir, apporter une couleur supplémentaire mais les fondations étaient posées. Juste il était l’heure de vivre, de mûrir, d’intégrer ce que j’avais reçu. Mes premiers pas d’enseignante et d’auteur se précisèrent, je devins aussi une maman à plein temps… ce nouveau chapitre allait devenir mon terrain d’entrainement par excellence. Orages puis soleil, nuages puis nuits étoilées se succédèrent… Je ne fus pas épargnée d’épreuves ! La vie me pétrissait, m’obligeant à me relier à cet « essentiel » tant cherché… à faire émerger en moi ce bonheur intérieur qui ne dépend de rien : ni des autres ni des évènements extérieurs.

 

C’est après ce défilé de saisons qu’arriva cette rencontre qui allait être merveilleuse pour moi … Une rencontre aussi forte qu’étonnante par sa forme : celle d’un Livre !
Par un heureux hasard, l’un de mes diffuseurs me remit lors d’une visite professionnelle un ensemble d’ouvrages, souhaitant me faire connaitre leurs diverses collections… je repartis avec cet ensemble d’ échantillons pour mieux les feuilleter. L’un d’eux m’arrêta : c’était un petit livre… tout petit… mais aussi petit que remarquable. Son texte avait été écrit par Carole Berger, une aventurière en quête de sens partie vivre dans la forêt hawaïenne quelques années plus tôt. Elle ramenait de son voyage l’enseignement des Sages hawaïens et du Pono des origines.
Cette transmission répondit à cet instant à toute ma sensibilité. Elle posait en mots ce à quoi j’aspirai du fond de mon être. La simplicité de cette Sagesse dépourvue de pouvoir, la sacralisation de la vie ordinaire qui s’autorise des rêves extraordinaires… me toucha en plein cœur. Il ne m’apprenait pas de concept nouveau mais il conceptualisait ce qui mûrissait instinctivement en moi et que souvent je n’arrivais pas à expliquer.
J’eus plus tard la joie d’échanger avec son auteure et la qualité qui m’a marquée chez cette femme est son humilité. Une personne simple, dans la reconnaissance et la pratique de ce qui lui a été donné de vivre mais restant ordinaire, naturelle, osant aussi exprimer sa vulnérabilité, les difficultés de la Vie. Celles qui pourraient être les miennes ou les vôtres… Cette qualité est selon moi fondamentale pour transmettre un enseignement spirituel authentique. Deux ans de recueillement, de transformation intérieure furent encore nécessaires pour enraciner en moi la vision des Sages de la forêt.

 

Je sentis alors que mon périple de presque trente ans était arrivé à une nouvelle étape. Naturellement mon corps revint vers ses premiers amours… je retrouvai l’envie de pratiquer le Kundalini Yoga tout en osant remodeler les kriyas, adaptant postures, respirations, mantras… les philosophies orientales et occidentales dont j’avais été nourries se mariaient enfin en moi m’invitant à créer mon propre chemin d’épanouissement.
Alors posant pour de bon  mon balluchon, j’ai senti que j’étais prête. Prête à partager en direct, à transmettre, enseigner au-delà d’un simple coaching physique de bien-être… J’avais suffisamment reçu et vécu pour oser donner ce qui chantait en moi.
J’ouvris alors des cours de yoga créatif inspiré du kundalini yoga. De petits groupes de femmes vinrent à moi et le partage commença. J’eus alors la bénédiction de rencontrer des femmes engagées avec elles mêmes, déjà initiées à la conscience d’être responsables de leur bonheur intérieur mais dans le besoin d’une main pour cheminer..
Au fil des cours partagés avec elles, mûrit progressivement un enseignement pour une harmonisation globale. Auprès de mes élèves, je redevenais moi-même élève professeur… apprenant à écouter mes inspirations et à les redonner. J’avais à cœur autant d’honorer ce que mes ancêtres m’avaient légué… que d’oser partager la créativité qui me venait instinctivement. Montrer à mes élèves l’audace de cette liberté était pour moi fondamental, afin de leur offrir la confiance en leurs propres ressentis et intuitions.
Dans la simplicité de nos échanges, de belles amitiés commencèrent à se tisser ; naturellement nous nous aidions à traverser la vie telle qu’elle est, sans masques … il n’y eut plus longtemps de professeur ou d’élèves, mais plutôt des femmes en chemin qui s’enrichissent les unes des autres. Le temps de la discipline, je prenais le rôle de celle qui donne ce qu’elle a reçu… mais au cœur de nos vies, nous reconnaissions le besoin de la main de chacune.

A présent, dans cette conscience partagée, au-delà de doctrines définies, nous nous ressourçons ensemble, entretenant notre corps, apaisant notre mental et accueillant l’intelligence directe du cœur. Nous sommes comme des jardiniers travaillant leur terre, nous enlevons les mauvaises herbes, semons des graines, les arrosons, les protégeons…
Et puis un jour, nous voyons s’épanouir des fleurs… des fleurs particulières dont le parfum est celui du Bonheur intérieur !

 

Un bonheur qui ne dépende plus seulement des autres ni des évènements… un bonheur qui rayonne en soi, au-delà des vagues de la vie !

C’est ainsi qu’est né le YOGA DU CŒUR !

 

EPILOGUE La suite de l’histoire… celle qui se dévoile encore pour moi… mais que les sages de la forêt nous transmettent également… c’est que ce bonheur intérieur par la qualité de sa fréquence devient comme un aimant… attirant à soi la réalisation de rêves intimes, la concrétisation de bonheurs épanouissants pour soi et pour les autres.

Bien-sûr, ils ajoutent que parfois nos rêves ne se réalisent pas sans qu’on n’en comprenne toujours toutes les raisons… « Nous n’avons pas la grande image », disent les Sages de la forêt.

Comme il m’est essentiel de vous offrir avec sincérité ce que je vis, je laisse ce chapitre face à sa page blanche, pressentant en effet la vérité de cet enseignement, tout en attendant de le vivre vraiment pour vous le transmettre davantage…